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Article rédigé le 06/09/2009
« Fête de couleurs, poésie de formes souples et allongées - sublime et fascinante célébration des gestes domestiques - rythme allègre, densité rare, sensibilité poignante - palpitations de l'âme et de l'esprit d'une culture - une rencontre sublime avec le ciel, la chaleur, le sang, l'épiderme, le soleil, le souffle, la terre - des archives peintes qui sont à la peinture ce que le poème est à la littérature ».

Rhode Bath-Schéba Makoumbou compose un remarquable reportage onirique sur la vie quotidienne de son pays natal. Un art étonnant qui semble dire comment il est possible d'être à la fois proche de la réalité et du ciel, de la merveille et de l'ordinaire, de la vérité et de la beauté.

L'art de Rhode Bath-Schéba Makoumbou (il faut aussi découvrir ses sculptures monumentales) est également précieux par la façon dont il rend la noblesse du geste utilitaire, sa dignité, sa grâce, par la façon dont il détecte et restitue dans des attitudes qui sont à la fois singulièrement hiératiques et simples, cette part de sacré qui appartient à l'humanité. Ce qui enchante, c'est que cette vision n'affadit pas l'art, elle ne le commet pas, elle ne le vulgarise pas, pas davantage qu'elle ne rend l'existence lyrique. Cette vision crée entre l'art et "la vie pratique" une communication sensible, un point de rencontre palpitant et vital, une entente qu'on pourrait comparer à la rencontre de l'eau et de la graine, une entente ayant pour objet, et pour sujet, l'apparition du brin de la pensée.

Tout ceci encore ne serait qu'une belle tentative